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Remarks by Commissioner Moscovici at the Eurogroup Press Conference

J’ai participé pendant deux ans, en tant que Ministre de l’Économie et des Finances de la France, aux travaux de l’Eurogroupe. C’est un forum qui a toujours été important, mais qui est devenu, ces dernières années, absolument essentiel pour le pilotage efficace de notre politique économique, tant il est vrai que la zone euro est le cœur de la construction européenne.

Et je suis très heureux d’être de nouveau parmi vous ce soir, cette fois dans le rôle de commissaire européen. En réalité je ne suis pas dépaysé, ce n’est pas une découverte totale que celle de l’Eurogroupe, mais le rôle est différent et exige de ma part une attitude différente.

Cet Eurogroupe a eu lieu au quatrième jour du mandat de la nouvelle Commission.

Comme le Président Juncker l’a dit, et je partage pleinement ce sentiment, notre Commission sera celle de la dernière chance. Pourquoi? Nous avons le sentiment de l’urgence.

Il n’y a en effet pas de temps à perdre si on veut redonner de l’espoir à nos citoyens. Il y a un sentiment de déception par rapport au projet européen, d’éloignement de l’Europe chez beaucoup, notamment chez les plus jeunes, le sentiment que l’Europe est devenue une contrainte ou une punition, qu’elle n’est plus un espoir ou une solution. C’est cela que nous avons le devoir collectif de renverser dans les cinq ans qui viennent; le message des dernières élections européennes a été un message préoccupant, alors si on n’arrive pas à renverser cette tendance, le message des prochaines élections sera celui du rejet. il faut que nous nous situions à cette hauteur-là. Nous devons rendre l’espoir à nos jeunes et aussi à nos entreprises. C’est la tâche qui est celle de la Commission parmi les autres institutions

Nous avons devant nous un défi énorme: relancer la croissance et l’emploi, à travers plus d’investissements, plus de compétitivité, des réformes plus ambitieuses et des finances publiques plus solides.

Earlier this week, together with Jyrki Katainen, I presented the Commission’s Autumn Economic Forecast. The message was clear: the economic pick-up in Europe is not happening as fast or as strongly as was expected and hoped for in the spring.

A recession at the euro area level is not on the horizon, but the current growth levels are not going to be enough to sustainably reduce unemployment, a dramatic social situation that we cannot accept. Neither is deflation the main risk, if you consider deflation as a self-sustained process of falling prices, but if we are going to identify the challenge, I would say that the risk in front of us, could be a long period of low inflation, low growth, and high unemployment, which of course would be a threat to the European project and to the lives of Europeans. That is why we need a robust and ambitious policy response.

I presented the forecast to the Eurogroup, it was the third time this week that I did so, and my conclusion is always the same. There is no single, simple answer. There is no magic bullet. We need to use all available tools and do so without delay and with great energy. We need all levels of government – EU, national, regional, local – to assume their responsibility and mobilise both demand- and supply-side policies to boost growth and job creation.

It means concretely:

  • The ECB is playing its part on the monetary policy side.
  • Our Member States must play their part in stepping up reform at national level, while safeguarding sound public finances and clearly prioritising investment.
  • And the Commission will play its own part in supporting reform and investment.

It is clear that the 300 billion euro investment plan coordinated by Vice-President Katainen and under the responsibility of President Juncker himself, is the cornerstone of this Commission’s project. It will be presented soon, because again, we feel this sense of urgency.

We also discussed fiscal policy in the Union. Jeroen said what is essential. We have now to prepare the opinions on the draft budgets. There was no rejection of any draft budgetary plan by the previous Commission because, after some exchange of views, Jyrki Katainen, who was my predecessor, considered that there was no severe non-compliance. But as Jeroen said, that does not mean that it is the end of the story. Now we must consider whether effective action has been taken or is about to be taken by some Member States and what is the structural effort and whether this structural effort is sufficient and what are the structural reforms that are led or going to be led. In that view we will deliver our opinions, and we still have at hand all the tools which exist under our rules. It is the way I will handle the situation, together with Valdis Dombrovskis.

Ce sont les messages que nous allons relayer au sommet du G20 à Brisbane la semaine prochaine, et j’y accompagnerai le Président Juncker et nous allons nous accorder sur un plan d’actions ambitieux pour relancer la croissance économique.

Pour le reste, Jeroen a couvert tous les aspects de la réunion d’aujourd’hui, je ne vais pas le répéter mais évidemment je suis disposé à partager le point de vue de la Commission sur ce que nous avons discuté ou pas discuté.

Un mot sur la Grèce : je suis pleinement d’accord avec Jeroen, nous cherchons des solutions pour permettre au peuple grec à la fois d’approuver les réformes qui sont nécessaires et en même le temps d’aller dans le sens de l’intégrité de la zone euro à laquelle la Grèce peut et doit participer. Des efforts ont déjà été faits par le gouvernement grec, nous en discutons avec la perspective que la troîka puisse revenir en Grèce très prochainement pour que nous soyons à même de préparer les décisions de l’Eurogroupe du 8 décembre prochain qui concernent des nouveaux déboursements et la fin du programme. Je partage le sentiment que nous sommes disponibles pour une credit line, qui est une autre forme de programme. Chacun sent bien qu’il faut en finir avec cette situation de micro-management en Grèce, avec une situation où les grecs ont le sentiment qu’on leur tient la main sur tout et dans le détail et en même temps la Grèce a besoin du soutien de l’Union européenne qui sera au rendez-vous, c’est ainsi que nous allons traiter ce sujet. Comme j’ai eu l’occasion de dire pendant mon audition au Parlement Européen, mon premier déplacement bilatéral sera pour la Grèce et pour Chypre et je le ferai avant le prochain Eurogroupe pour préparer à mon niveau les solutions collectives que nous devons prendre.

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